Analyse du dressing : les ratés

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C’est bien connu : on n’apprends jamais autant que de ses erreurs ! Mais encore faut-il prendre le temps de les analyser. Après avoir fait l’inventaire de mes tenues les plus portées, j’ai passé à la loupe le reste de mes cousettes et ai déterminé 5 principaux facteurs de non-portabilité.

La mauvaise coupe

Briar muslin

Parfois, on tente le coup avant de se rendre compte qu’une coupe n’est absolument pas faite pour nous ! C’est le cas notamment de mon t-shirt Briar (ci-dessus), mon top Sorbetto, ma blouse Burda. Normalement l’objectif des PVS est d’éliminer ce problème à l’avenir ;)

Le mauvais style

Pink sweater

Parfois ce n’est pas la coupe qui pose problème, mais tout simplement le style, que ce soit la fois où j’ai tenté une coupe qui n’était pas du tout mon genre comme mon sweat pastel (ci-dessus), ou mes jupes longues, certes très jolies mais qui ne font pas du tout partie de mes tenues quotidiennes et que je n’ai donc jamais porté.

Le mauvais seyant

Rose-red

En regardant la robe ci-dessus, je parie que vous vous êtes tous dit : « mais elle débloque, le seyant de sa robe est parfait ! ». Et bien même si cette jolie robe est particulièrement photogénique, je l’ai tout simplement coupée trop serrée comme la plupart de mes robes et jupes ! En voulant réaliser l’habit le plus flatteur possible, j’ai sacrifié au confort et je ne peux pas porter ces tenues une journée (voire une soirée pour certaines) sans me sentir étouffée. Voila un point à améliorer absolument à l’avenir !

Le mauvais tissu

Rainy Bleuet

Autre critère de non-portabilité très récurrent dans ma garde-robe : le tissu. Pendant très longtemps, j’ai commis plusieurs erreurs, notamment en tentant systématiquement de trouver les matières premières les moins chères possibles, en me contentant d’à-peu-près lorsque je ne trouvais pas ce que je voulais, et en utilisant des tissus non conçus pour l’habillement (j’y reviendrai en détail dans un article dédié). Résultat : des vêtements importables car les tissus froissent, accrochent, font transpirer… ou d’autres qui se désagrègent littéralement au lavage comme ma blouse Airelle.

Les mauvaises finitions

Misc

Malheureusement, mes finitions sont en grande partie (avec la qualité des tissus utilisés) responsables de la courte durée de vie de mes fringues les plus adorées (notamment mes pantalons Bella, ma Belladone perroquet, mon pyjama à carreaux…). Les ciseaux cranteurs ont beaucoup trop chauffé l’an dernier (et je n’ai surtout jamais trouvé la patience de surfiler à la machine à coudre), j’ai donc investi dans une surjeteuse de compétition pour réparer ce tort ! (EDIT : Il me semble important de préciser que lorsque j’ai commencé à coudre, le but était surtout de créer et m’amuser, et ce n’est que plus récemment que j’ai réellement envisagé de porter mes créations dans la durée… les finitions ont donc été un très long cheminement pour moi !)

La conclusion (TL;DR)

Au final, je compte bien cette année faire beaucoup plus attention au fit de mes réalisations (et ne plus jamais sauter l’étape de la toile), et donc utiliser des matières plus nobles (sans compromis sur la matière, la couleur ou la qualité) et soigner les finitions pour une meilleure durabilité dans le temps (quitte à doubler le temps de réalisation). Quant à mes tenues ratées, il va falloir que je me prépare psychologiquement à leur dire au-revoir, après avoir récupéré boutons et fermetures :/

Et vous, quelles sont vos erreurs les plus fréquentes ?

39 Réponses
  • Corinne (Couleur Café)
    janvier 28, 2014

    Dommage pour le tissu de la dernière robe car les imprimés sont jolis !!

  • Pause couture
    janvier 28, 2014

    Ma bonne résolution de l’année est justement d’acheter moins de tissus mais des tissus qui me ressemblent et de meilleur qualité car comme toi j’ai dû me résoudre à jeter des habits que j’adorais et que je portais tout le temps mais qui n’ont pas tenu le coup car le tissu était de mauvaise qualité.

    Après au niveau des finitions je suis plutôt satisfaite. Quoi qu’on en dise je pense qu’avoir de bonnes machines y contribuent largement. Je possède une mac, une surjeteuse et une recouvreuse et, sans prétention et parce que je couds beaucoup le jersey, je n’ai rien à envier aux tee-shirts du commerce.

    Ce qui me freine et me limite le plus c’est la technique. Je l’ai bien vu quand j’ai cousu ma première chemise par exemple (le col, les fentes de manches). J’aurais vraiment adoré prendre des cours de couture mais chez moi y’en a pas :-( Maintenant j’essaye, mais c’est encore trop rare, de tester ces nouvelles techniques sur mes chutes de tissus avant de me lancer. Une sorte de toile technique :-) Il faut vraiment que je m’y résous si je veux que mon vêtement soit portable (je suis très perfectionniste et je peux laisser un vêtement au placard si je sais qu’une couture n’est pas bien droite, lol)

  • celine
    janvier 28, 2014

    La surjeteuse ça change la vie! Ton article résume tout. C’est en cousant qu’on apprend et le choix des tissus évolue avec l’expérience
    Les tissus que je choisis aujourd’hui je ne les aurais même pas regardé avant!

  • Byjulie
    janvier 28, 2014

    J’ai presque les même erreurs sauf pour les finitions et le seyant.
    Quand j’ai commencé à coudre, ma grand-mère m’a dit le plus important si tu veux pouvoir mettre et remettre tes pièces c’est de faire les finitions correctement, c’est a dire surfilage ou coutures anglaises.. et je pense qu’elle a vraiment raison… Et pour le seyant, je déteste me sentir serrée dans mes vetements, alors j’ai plutot tendance à voir un peu grand et à ajuster que l’inverse.
    Par contre je me retrouve complètement dans le choix des tissus parfois hasardeux, un style qui n’est pas le mien, et un coupe peu flatteuse. C’est pour ça que j’ai commencé par analyser mes couleurs et ma morphologie sur mon blog, afin d’éviter cela par la suite.
    Toujours un plaisir de lire tes articles
    Bonne journée

  • Byjulie
    janvier 28, 2014

    Ah et bien sur… toile obligatoire ici aussi, surtout après ma dernière déconvenue (après avoir cousu tes patrons j’étais trop confiante sur le fit des autres.. j’aurais pas du ;)

  • Marick
    janvier 28, 2014

    Ici des erreurs les plus fréquentes : le mauvais choix de tissu, essentiellement pour des raisons financières, mais l’expérience et la confiance venant, ca a tendance à s’arranger. Les finitions parfois bâclées, parce que ca ne se voit pas, ca prend trop de temps…. oui mais c’est tellement mieux. Et aussi beaucoup trop d’erreur quand à la coupe, mode « mouton de la blogo » on… Il y a des trucs qui ne vont pas à ma morpho, je le sais, mais j’y vais quand même. Ca c’est clairement à corriger !

  • ella
    janvier 28, 2014

    Très bel article instructif
    j’attends avec impatience un article sur « dessus-dessous » dit plus trivialement la sueur et l’électricité quand ce n’est pas les deux pour bien lire les étiquettes des tissus…
    @ bientôt

  • Julie Podecolle
    janvier 28, 2014

    Je me retrouve dans beaucoup de points, même si je n’ai pas cousu autant : les tissus de mauvaise qualité, les finitions aléatoires et le style qui ne me correspond pas toujours. Je commence à y remédier grâce à ce projet et à plus réfléchir à « est-ce que c’est moi, est-ce que je vais porter ce tissu ». Quant aux finitions, ça s’améliore même si c’est clair qu’avec une surjeteuse, on a moins le problème ;)

  • Natacha
    janvier 28, 2014

    En ce qui me concerne, j’avoue que je pratique aussi le ciseau cranteur. Je sais c’est pas bien mais j’avoue que le surfilage à la machine ça prend tellement de temps (et je n’ai déjà que la toute fin de journée et un peu le week-end pour coudre…) et puis surtout on ne surfile pas du Liberty comme on surfile de la toile ! Et malheureusement je n’ai absolument pas la place de mettre une surjeteuse à la maison. On va déjà changer la table du salon où nous mangeons pour que je puisse enfin couper et assembler mes tissus sans me bousiller le dos (90cm de hauteur au lieu du 75cm actuel). Mais j’avoue que là tu me culpabilises ;-))
    Et puis les toiles, jusqu’à présent je n’en avais pas fait parce que je cousais surtout pour ma fille de 4 ans, maintenant que je me mets à coudre aussi pour moi, je m’y mets. Actuellement je suis sur la toile du Albion de Colette et après ce sera probablement la Bleuet!

  • Lili-C
    janvier 28, 2014

    Comme beaucoup, j’ai appris la couture seule, devant mon écran d’ordi. Et je me rends de plus en plus compte que ma méconnaissance des tissus est la cause première de mes échecs (d’ailleurs si tu as des infos, sites internets ou livres à ce sujet, je suis preneuse). Ensuite, viennent les finitions. Mais de ce côté je dois avoir grandi car depuis quelques temps, je surfile à la MAC toutes les pièces avant de assembler. Je n’ai pas encore investit dans une surjeteuse mais j’ai 2 ou 3 points sur ma machine qui font l’affaire.
    Par contre, je ne fais jamais de toile, mais je monte toujours grossièrement les principales pièces ensemble et je vois ce que cela donne (je peux toujours ajuster si besoin, par contre, pour agrandir, c’est plus compliqué!)
    C’est marrant, j’ai commencé à préparer un article parlant de mon adaptation de ton projet (je n’ai pas le temps de m’impliquer autant que tu le fais, mais je te suis… ), et je parle justement de ces problèmes de tissus et finitions.
    Merci pour le lien vers le top Sorbetto, j’aime beaucoup et je le note pour cet été.

  • Laissons Lucie Faire
    janvier 28, 2014

    Le mauvais choix de tissu, ça, je connais ! C’est ma principale source de ratage. J’ai cousu une jupe pour ma soeur dans un très beau coton, résultat impec. Puis j’ai cousu la même pour moi, dans deux cotons différents, beaucoup trop rigides pour ce modèle, résultat catastrophique. Aujourd’hui je taille dans le tissu de cette jupe de la honte pour faire mes exercices techniques au cours de couture.
    Je suis aussi preneuse d’infos sur la question.
    Par contre, du côté des finitions, je suis très méticuleuse, peut-être parce que je n’ai pas appris en autodidacte. Je surfile toujours les coutures (je rêve d’une surjeteuse…), ou alors je réalise des coutures anglaises, une bonne alternative pour avoir un résultat nickel. Je trouve ça trop bête de passer du temps sur un vêtement et d’y investir de l’argent, tout ça pour un résultat peu soigné et mal fini. Alors tant qu’à faire, autant aller chez H&M.
    Porter un vêtement mal fini, pour moi, c’est comme porter une culotte abîmée ou des chaussettes trouées. Personne ne le voit, mais ça joue sur mon moral et sur ma confiance et sur l’image que j’ai de moi.
    Je suis parfois tentée d’être moins soigneuse, bien sûr, mais j’arrive à me raisonner en me disant qu’une pièce bien finie tiendra plus longtemps et me procurera une plus grande fierté.

  • Cé Créations
    janvier 28, 2014

    Je me reconnais bien quand tu parles du tissu. Depuis cette année c’est décidé, je coud moins mais je coud mieux et de qualité. Rien ne vaut un beau tissu au joli tombé, certes qui coûte plus cher mais que je fini par porter !

  • Emilie LG
    janvier 28, 2014

    J’ai hâte de lire ton article au sujet des tissus non conçus pour l’habillement car je crois que c’est le problème que j’ai avec un de mes derniers projets…..
    Je suis toujours attirée par des tissus à petits motifs (symétriques, Liberty..) alors que si je regarde mes vêtements du commerce c’est 100% uni ou color block….mais un tissu uni c’est tellement tristoune à acheter :-D
    Je tente de me raisonner, surtout depuis que j’ai fait un chemisier en tissu japonais et que le tombé me semble trop rigide et pas adapté à de l’habillement….à confirmer mais ce type de tissu doit surement être plutôt fait pour du quilting ou autre :-/
    J’ai aussi décidé d’acheter moins (…) mais plus qualitatif, terminé les tissus à 1 ou 2 euros le mètre du marché. Même pour faire des toiles (au final pas portables à cause du tissu), je me fais plaisir avec du Liberty, du Chambray Bio, du jersey molletonné FDS…et vu l’investissement plus important je me sens obligée de soigner les finitions et en fait je prend plus le temps de m’appliquer sur mes projets finalement.

  • Sandrine
    janvier 28, 2014

    J’ai jamais utilisé le ciseau cranteur, je suis plutôt une fanatique des finitions (ajout de biais, etc…) mais pour le reste, je te rejoins… le plus dur pour moi étant de faire attention au choix du tissu parce que « ce n’est pas parce que j’aime que ça me va ou que c’est mon style » et j’ai du mal à m’y tenir parfois !!

  • bidouilles et bricoles
    janvier 28, 2014

    Je ne couds pas encore énormément pour moi… j’ai été ravie de mes deux datura qui seront portée c’est sur cette année ! Aubépine et Chataigne attendent que je fasse la toile…

  • 1595vanessa
    janvier 28, 2014

    Salut Nessie,

    je me reconnais aussi dans certains de tes ratés, pour moi ce sera plutôt le seyant, le projet trop petit.
    Tant que je n’ai pas réalisé le patron de base, je prends vraiment le temps de mesurer les patrons du commerce aux endroits clés (tdp, td taille, hanches) et j’ai cherché des techniques pr agrandir (car couper une taille trop grande et rétrécir ne m’inspire pas, et bonjour le seyant!) et depuis que je fais comme ca, tout va bien!

    En revanche, j’avoue ne pas regarder à la dépense pour la qualité des tissus, depuis tjs, j’ai la chance d’avoir un bon budget pour ca, et pour l’instant, aucune de mes cousettes n’est partie au panier pour ca.

    Enfin, j’adoooOOooore les finitions (enfin, sauf les ourlets, mais bon…) ça m’éclate de les faire d’equerre et d’y mettre le grain de folie que je ne veux pas mettre sur l’exterieur du vêtement, afin de préserver la mettabilité et l’associabilité de la cousette, faudrait pas que je ressemble à un clown :D

    En tout cas, je suis ton avancée avec grand interêt et je déplore de ne pouvoir y passer plus de temps afin d’optimiser aussi mes projets, mais c’est génial ta démarche, ca nous aide a structurer notre pensée et à être efficace même si ce n’est pas mis noir sur blanc!

    Alors, merci :)

  • aelys
    janvier 28, 2014

    Pas encore de vrais ratés, toutes mes cousettes ont été pas mal portées mais tout de même :
    – mauvais choix de tissu : ma première Airelle version sans manche a été faite dans un tissu synthétique qui fait transpirer. Je l’ai quand même bien portée cet été, mais je ne pense pas la remettre l’été prochain (j’en ferai une mieux ;) )
    – erreur de taille : comme je ne fais jamais de toile, parfois y’a des petits loupés… j’ai une jupette nettement trop large pour moi. Normalement j’aurai du la reprendre avant de la finir mais à l’époque je me suis dit : bah ça fera une taille basse, pas grave… sauf que je me rends compte à chaque fois que je la mets que cela me gène.
    – erreur technique : trop recoupé les marges de couture !! Bouh, le col de la chemise que j’ai cousu pour mon mari s’est décousé au dernier lavage, je suis verte !

    Sinon au niveau des finitions, et bizarrement parce que je suis de nature plutot bordélique et brouillone en général, eh bien je suis ultra soigneuse, avec coutures anglaises et biais dès que possible. Comme il a été dit plus haut, porter un v^étemetn home made avec de jolies finitions, c’est comme de porter de beaux sous vêtements : personne ne le sait, mais ça me fait du bien.

  • Segolene
    janvier 28, 2014

    Le choix du tissu… C’est le premier point de mécontentement de ma prof de couture : il est toujours trop mou, trop froissant, trop terne, trop machin, trop peu cher finalement à son gôut. Du coup en essayant de l’écouter je me dissuade de couper dedans et elle me fait gagner du temps.

    Sinon, elle nous fait systématiquement bâtir et essayer avant de piquer et je pense que cela aide beaucoup à avoir une tenue bien symétrique (car pas rebidouillée à coup de machine à coudre) et qui nous va parfaitement (on ne fait pas de toile).

  • reneesens
    janvier 28, 2014

    Bonjour !
    je découvre ton site et je trouve ta démarche très intéressante.

    débutante en couture, je suis confrontée à beaucoup de ratés à chaque projet : choix du tissu, patron mal adapté à ma morphologie, finitions (je suis du genre feignante pour ce genre de choses mais j’avoue qu’un vêtement bien fini est plus durable dans le temps et plus agréable à porter), et modifications apportées par mes soins mais qui ne rendent pas forcément comme prévu… ! De mauvaises surprises en mauvaises surprises, chaque projet suivant est mieux travaillé et j’essaie de m’améliorer.

    Quelques idées et rélexions en passant :
    – la question du coût n’est pas négligeable : les beaux tissus coûtent cher et on ne peut pas toujours se le permettre
    – réfléchir à créer sa « garde-robe idéale » est une démarche intéressante, tout comme le point de départ de trouver sa saison ou du moins les couleurs qui nous vont ou pas (j’ai arrêté de porter du rouge !).
    – pour les vêtements « ratés » qui nous encombrent : plutôt que de défaire/garder/recoudre/jeter, pourquoi ne pas les donner au plus démunis ?? (réseau retritex par exemple), ça donnerait une dimension de partage à nos créations
    – en général, je ne suis pas préoccupée par ce que je porte au quotidien , j’essaie juste d’être à l’aise. Faire de la couture me permet de me pencher un peu plus sur les questions que tu abordes dans ton blog (pour ma part, je suis plus attentive à ce que je mets dans mon assiette que sur moi:-)l’un n’empêche pas l’autre et j’avoue que ton blog me motive pour approfondir le volet « mode »)

    au plaisir de continuer à lire ton site !
    reneesens

  • Sytha
    janvier 28, 2014

    A propos du coût des tissus, il me semble que tout dépens du niveau en couture. Il me parait normal de ne pas investir dans de beaux tissus au début, ne sachant pas si on va le massacrer avec notre technique de débutante, ou si le fit sera bon. Enfin d’où l’intérêt encore une fois de la toile. D’un autre côté, je couds depuis février 2013, mon premier vêtement date de juillet dernier et seulement 1 robe portée régulièrement malgré son fit améliorable (ma Sureau). Je suis frustrée de ne pas porter plus mes vêtement mais c’est parce que chaque nouveau vêtement est fait dans un tissu pas cher , au cas où, donc qui ne convient pas. (comme ma superbement réussie Crepe de Colette, mais immettable car en tissu d’ameublement IKEA ! J’ai honte…) En fait je réalise que je n’ai fait que des toiles jusqu’à maintenant…C’est décidé: toile obligatoire dans tissu cheap avant d’investir dans un beau tissu pour chaque modèle ! (Je résous mes problème en écrivant ce commentaire lol)

    Pour ce qui est des finitions, je dois m’améliorer sur des points techniques (Bonne idée l’essai sur des chutes avant le projet!) mais je me rends compte en vous lisant que j’ai pris dès le départ de bonnes habitudes: je surfile toutes mes coutures! Et ça c’est grâce à toi Eléonore: ben oui, dans tes livrets d’instructions tu dis de surfiler, alors je surfile, je suis bonne élève ^^)
    Reste le problème du style (coupe correspondant à ma morphologie et bonnes couleurs) et là je désespère je n’arrive pas à m’analyser seule. Je rêve d’aller voir un conseiller en image mais c’est bien trop cher…

  • Eléonore
    janvier 28, 2014

    Merci les filles pour vos commentaires ! Ça fait du bien de partager les « ratés » :)

    Marick > je pense que l’on est toutes influencées par les effets de mode :) . Pour moi, le mieux pour se dissuader est d’aller dans une boutique et d’essayer un vêtement de coupe similaire : résultat garanti ;)

    Natacha > il ne faut pas culpabiliser, chaque chose en son temps :) , et après tout la couture est avant tout un loisir, il faut penser à s’amuser aussi :D

    Lili-C > pour les tissus, je ferai sans doute un article à ce sujet :)

    Reneesens > je comprends ton objection concernant les tissus, mais comme dit le proverbe « Bon marché coute cher » : je me suis rendue compte que quasiment tous mes projets en tissus cheap sont partis à la poubelle, et avec l’argent dépensé j’aurais facilement pu me coudre une dizaine de vêtements de très bonne qualité :) (après je rejoins Sytha, il faut avoir atteint un niveau suffisant en couture pour ne pas gâcher ce beau tissu)

    Sytha > héhé, je suis prise à mon propre piège ^^. Mon gros problème est que je SAVAIS ce qu’il aurait fallu que je fasse en terme de finitions, mais que je ne l’ai pas fait (par flemme, manque de temps…), et paf ça m’est revenu dans le nez ^^

  • sugarjunkie
    janvier 28, 2014

    Je me retrouve totalement dans ton constat… notamment sur le choix du tissu et sur le fait de zapper certaines étapes ( lavage de tissu préalable et toile pour moi) ! Une fois, j’avais fait une robe mélangeant le wax et un tissu uni plus clair… Le wax, de mauvaise qualité, a dégorgé sur le tissu uni… Allez, en 2014, on tient les bonnes résolutions!

  • celine
    janvier 28, 2014

    premier commentaire laissé sur ton nouveau blog… je lis attentivement ta démarche depuis les premiers posts et je trouve cela très interressant… concernant les ratés pour ma part ce sont surtout un problème de tissus non adapté au vêtement et quelquefois un modèle un peu trop ajusté qui me boudine (j’ai une sainte horreur d’être serré à la taille !!). J’ai également une robe belladone (mon premier jet) que je ne mets pas…. encore un problème de tissu (il gratte et je n’ai pas doublé la robe) et la couleur grise qui fait trop classique alors que justement je voulais quelque chose de classe; En gros j’ai du mal à trouver « mon style » et pas me sentir « costumée »;
    pour la suite de mes cousettes j’ai sélectionnée quelques tissus du placard et avec les patrons qui vont bien… j’essaye de me faire une planche pour les mois à venir et formaliser mes idées…
    Et sinon j’ai très envie de m’acheter une surjeteuse pour de belles finitions depuis que je recommence à coudre du jersey…

  • Rose
    janvier 29, 2014

    Si on se place dans l’optique « PVS » (c’est-à-dire avoir une poignée de patrons auxquels on revient régulièrement), l’étape « proto » est intéressante, je trouve, presque plus que la toile.

    Ce que j’appelle proto, c’est un vêtement « comme le vrai » mais fait dans un tissu correct mais sacrifiable (ni très cher, ni très aimé …). Ca permet de porter le vêtement pendant une journée ou plus, et de voir comment il se comporte sur la durée et en situation réelle : la taille haute si seyante mais incroyablement inconfortable après une matinée assise au bureau, la largeur de jupe qui ne permet pas de courir attraper son bus, le pantalon qui paraissait ajusté mais qui poche aux hanches après quelques heures, l’encolure qui nécessite de se réajuster toutes les cinq minutes … Ca permet aussi de réfléchir à l’étape suivante sur le tissu à choisir. Si la robe très ajustée n’est pas agréable à porter plus de deux heures, il faudra s’orienter vers un tissu stretch. Si le pantalon à tendance à se détendre, il faudra un tissu avec de la tenue. Si la jupe remonte en marchant, il vaut mieux prévoir un truc un peu « glissant ».

    Le modèle est absolument génial, il nous donne envie de sautiller comme Bambi toute la journée ? On sort le tissu cher et on se fait plaisir. Le modèle est OK, mais sans plus ? On en reste là. C’est juste importable ? Bah recyclage.

    Pouvoir faire ça, c’est une chance qu’on a quand on coud ses propres vêtements, par rapport au prêt-à-porter. Donc autant en profiter !

    Après, c’est sûr que ça implique d’avoir une vision long terme et de réutiliser le même patron plusieurs fois, c’est pas forcément pour tout le monde et c’est frustrant devant la pléthode de jolis modèles …

  • Isabelle
    janvier 29, 2014

    A lire ça et à cogiter un peu, j’ai enfin compris que je pouvais faire de jolies finitions! et revenir à la toile avant toute chose (ça sera plus dur à réaliser car ça prend du temps quand même de faire LA robe en double même en s’appliquant moins).
    Par contre, je suis une bille en tissus et en ce qu’ils donnent comme rendu en fin de compte, comme je pratique activement tes patrons, je suis scrupuleusement tes instructions (sauf quand je tente de demander l’autorisation de faire autre chose, mais je m’incline en fin de compte), c’est ainsi que j’ai purement et simplement cloné l’Aubépine n°1, tissu de chez Amandine, le même que sur le modèle, et robe géniale en fin de compte. Eléonore, il faut nous parler des tissus aussi!stp!

  • Sophie
    janvier 29, 2014

    Je trouve très intéressante ta démarche, que je suis de très près. Je m’y mets aussi très modestement, pour mieux porter ce que je couds. Merci de tous ces conseils.

  • Patate
    janvier 29, 2014

    Salut,
    J’ai suivi avec intérêt les différentes étapes et je laisse enfin un commentaire. Personnellement, je ne porte, de façon quasi exclusive, que les vêtements que je couds. Je dois faire seulement 2 ou 3 achats par an dans le commerce. J’ai d’ailleurs débuté la couture parce que je ne suis pas très fashion et pour pouvoir enfin porter des fringues qui me plaisent et qui sont uniques. Mes vêtements sont presque tous portables ensembles (c’est la petite joie de ne pas être à la mode… ça permet d’être -à peu près- objective sur mes choix).
    Sinon moi aussi j’ai eu pleins des ratés et j’avoue qu’avec le temps, il y a quelques étapes que je néglige plus comme laver le tissu avant… Je suis aussi d’accord sur l’idée d’acheter du tissu de qualité mais il est vrai que cela est possible seulement depuis que j’ai progressé…
    En ce qui concerne mes PVS, j’avoue que quand je valide un patron, je le reproduis plusieurs fois… monomaniaque moi? non pas du tout! (dit-elle de mauvaise fois) mais cela tient aussi au fait que ma garde robe est un gros basique à elle seule!!! J’aime assez peu (euh voire pas du tout) les imprimés mais aime les superpositions (du coup c’est peu être plus facile à associer?).
    En parlant de basiques, j’achète aussi mes leggings (chaussettes et culottes) mais je fais mes débardeurs et mes tee-shirt manches longues (ma petite faiblesse, mon précieux que je coud à toutes les sauces) depuis que j’ai trouvé THE patron idéal et aussi depuis l’arrivée de ma surjeteuse!
    En tout cas j’attends la suite et je t’avoue que j’aimerais voir un jour une photo avant/après. Bonne continuation et merci pour tes petits post.

  • nobutterfly
    janvier 29, 2014

    J’adore ton seyant, vraiment! Désolée, qu’elle est trop serrée. J’ai plutôt le contraire, pour avoir un coup flatteur je coupe les parties trop grandes ou j’essaye de démasquer mes zones féminins avec des formes si large que tout est caché

  • Eléonore
    janvier 30, 2014

    Rose > très bonne réflexion ! En plus, c’est exactement ce que je fais pour valider mes patrons avant de les lancer sur le marché ;) . Du coup je vais sans doute essayer d’appliquer cela à mes créas perso :)

  • Sandra
    janvier 30, 2014

    Je me reconnais aussi beaucoup dans tout ce que tu cites dans ton article.

    J’ai aussi pêché par le passé en visant à l’économie au niveau de mes tissus et puis aussi par facilité, c’est beaucoup plus simple de travailler du coton que d’utiliser des jersey ou de petites choses fluides. Aujourd’hui, c’est radicalement différent !

    J’ajouterai une autre raison à mes ratés, j’ai beaucoup eu tendance par le passé à ne pas bien cerner mon propre style et à être influencée par les blogs et ce qui était en vogue à l’instant T. J’ai cousu pas mal de choses qui n’étaient pas du tout mon style et qui ne m’allaient pas spécialement. Aujourd’hui, c’est différent, la mâturité, plus de confiance en soi peut-être ? Mais j’essaie de me forcer à rester dans ce style que je porte, en continuant à dévorer 10000 blogs, mais plutôt par curiosité, plaisir etc…
    Pinterest m’a beaucoup aidée à canaliser les inspirations, les thèmes et il est vrai que lorsqu’un modèle me plaît mais que j’ai une petite hésitation, je me réfère à mes « tableaux » et je vois tout de suite si ça colle ou pas !

  • Biquette
    janvier 30, 2014

    Ah, dommage pour le briar et le sweat (corail, certes), leur inadéquation ne saute pas aux yeux !

    Ici, les erreurs les plus courantes restent de rogner avec enthousiasme les marges après couture avant de s’être assuré qu’il n’y aurait pas de retouche à faire et de rarement laver les coupons avant emploi (circonstances atténuantes : nécessitent un déplacement à la laverie et j’ai rarement eu de mauvaise surprise), mais dernièrement mon aubépine jaune a rétréci en longueur, hé, ça valait bien la peine de l’allonger.
    Sans être hyper soignées (zigzag sur produit fini) les finitions ont toujours tenu le coup car… je n’ai pas de ciseaux cranteurs tentateurs.
    Et j’ai aussi mis de longues années pour comprendre que les satins de polyester et les tissus à patchwork ne sont PAS une bonne idée.

    La démarche exposée par Rose est intéressante, après ça dépend du temps qu’on est prêt à y investir et de l’importance accordée à se faire une base de patrons réutilisable. Et je crois que j’essaie de planifier au maximum pour éviter d’avoir à faire un prototype avant de coudre la pièce finale, que ce soit en faisant une toile pour la partie que je sens le moins, en essayant d’identifier ce qui pourrait rendre le moins bien en fonction des expériences passées, en prévoyant des marges de couture plus grandes, en estimant le comportement du tissu choisi, en comparant avec ce que le modèle donne sur d’autres personnes, en essayant régulièrement le vêtement au cours de sa confection, car mon but avec les patrons du commerce (magazines ou pochettes) est en général d’essayer un modèle et non d’acquérir une valeur sûre. Ma chance là-dedans est d’avoir des mensurations relativement standard.

    Pour ceux que je me dessine c’est différent, je suis prête à investir tout le temps nécessaire pour obtenir un produit fini conforme à mes attentes, parce que c’est passionnant de chercher les moyens à mettre en œuvre de A à Z pour remplir les objectifs fixés.

  • Adie
    janvier 31, 2014

    Je me rends compte que les cousettes que je ne porte plus aujourd’hui ont été portées lorsque je les ai faite, mais que depuis c’est juste mon style qui a changé. Je les mets de côté si je pense avoir une chance de les détourner ou de les accorder avec autre chose, sinon je donne.

    Dans les commentaires vous parlez des tissus du marché à 1 ou 2€ le mètre qui sont de mauvaises qualités. Pas toujours mon vendeur vend des tissus de prêt-à-porter de marque de très belle qualité. J’ai ainsi acheté de très beaux coupons Devred, Paul & Joe, la Redoute très souvent. Et ces tissus là ne bouge pas. C’est d’ailleurs rigolo de flâner sur le site d’une marque et de se dire : mais je l’ai ce tissu !
    Par contre il est vrai que je tripote très longuement tous les tissus avant de choisir ! Tout ce qui est transparent ce n’est pas la peine : se sera du travail en plus et ça a des risques de rétrécir.

    Côté finition j’ai toujours pris le temps de les soigner, je trouve ça agréable de surfiler de grandes longueurs, c’est reposant et grisant de pouvoir accélérer un peu la vitesse de couture !

  • Filomenn
    février 1, 2014

    mon plus gros défaut est de ne pas avoir toujours envie de faire une toile, résultat, je ne couds pas de pantalon alors que j’en ai fichtrement besoin (et hors de question d’en acheter)

    concernant les finitions, je me suis fait rapeller à l’ordre par ma maman une seule fois parce que je n’avais pas surfiler les coutures d’une jupe et elle m’a tout fait faire sous ses yeux, du coup maintenant je ne me risque plus à lui rendre visite sans avoir des finitions impec’. Depuis que j’ai ma surjeteuse c’est quand même bien agréable et ne s’apparente plus à un calvaire du zig zag !

    bonne continuation !

  • Lujayne
    février 3, 2014

    Moi aussi je me retrouve dans pas mal de choses dites plus haut, à une ou deux exceptions près : comme j’ai commencé à coudre pour mes filles bien avant de m’y mettre pour moi (je ne compte pas les costumes de GN que je faisais avant, là c’était de l’impro totale même si c’était avec des patrons du commerce), du coup j’ai eu mes ratages sur LEURS habits, c’était rageant mais un peu moins ;) J’ai eu la chance de récupérer rapidement la surjeteuse de ma grand-mère, donc tout est toujours surfilé avant couture, et j’ai également pris l’habitude de laver et repasser tous les tissus avant, ça évite rapetissages et couleurs qui déteignent…
    Je commence effectivement à acheter des tissus plus onéreux, mais qui « tiennent mieux », par contre, pour les toiles… j’en fais parfois si j’ai le courage, mais rarement…
    Pour le style qui me va, c’est encore un peu compliqué… Et il y a aussi le coup de coeur. J’ai acheté la jupe Madeleine de Victory Patterns… Je ne suis vraiment pas sûre qu’elle m’aille, mais j’ai envie de me la faire depuis si longtemps…!

  • aelys
    mars 2, 2014

    Dis, une question un poil hors sujet… ta jolie robe Danielle, tu l’avais faite dans quel tissu ? J’ai bien envie de m’en faire une mais justement j’ai peur de me planter avec le tissu. Un batiste serait trop léger tu crois?

  • Sab Coud
    mars 13, 2014

    Merci de partager ces analyses, qui poussent a la réflexion. Je me rends vraiment compte de la différence de rendu selon la qualité de tissu. Et je deviens de + en + critique sur les patrons utilisés : moins de tutos gratuits simplistes ou approximatifs, et plus de patrons a l’unité ou en livre, avec une coupe et des finitions soignées et des explications complètes. C’est d’ailleurs ce qui m’attire chez deer and doe ! (Il serait temps que j’attaque d’ailleurs !!)

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