One year, one outfit

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Rien de tel qu’une très grosse deadline professionnelle pour encourager le démarrage de nouveaux projets XD . Alors que la nouvelle collection Deer&Doe s’apprête à sortir, un article consulté par hasard sur le blog de Megan Nielsen m’a fait basculer du côté obscur de la force de la communauté couture. J’ai découvert le défi One year, one outfit.

Il s’agit d’un challenge à la fois simple, et incroyablement difficile : réaliser en un an, une tenue entièrement composée de matières naturelles cultivées, transformées et teintes localement.

L’objectif ? Réfléchir à l’origine non seulement de nos vêtements mais également des matières premières qui les composent, et à leur incidence sur les hommes et sur la planète (de manière directe, comme les pesticides ou les produits chimiques utilisés dans la transformation et la teinture des matières, ou indirecte comme la pollution liée au transport). Et il s’agit également d’un superbe défi pour la nerd légèrement obsessionnelle que je suis !

La catégorie

Après quelques recherches préliminaires, je vais tenter de relever le défi dans la catégorie MASTER, qui doit respecter les critères Fibershed :

  • Les fibres doivent être cultivées et transformées intégralement dans un périmètre donné (Fibershed autorise une fabrication à distance si aucune solution n’est disponible localement).
  • Toutes les fibres doivent être d’origine naturelle.
  • Toute teinture doit utiliser des matières locales et non synthétiques.
  • Tous les tissus et vêtements réalisés doivent avoir une construction de qualité, afin de leur assurer une longue durée de vie, et ne doivent pas demander un entretien excessif.

A quoi je rajoute mes propres critères Wearability Project :

  • La tenue réalisée doit être portable au quotidien, et s’harmoniser avec ma garde-robe existante.
  • Les matériaux non-fibreux (cuir, caoutchouc) utilisés doivent également être d’origine naturelle et de fabrication locale.

La tenue

La définition de « tenue » sur le site du challenge étant très vague, voilà mon projet pour ce défi :

  • un haut et un bas (blouse et pantalon par exemple), ou en cas de force majeure une robe
  • un gilet
  • un sac
  • des chaussures

Je fais l’impasse sur les sous-vêtements et les chaussettes, parce qu’il y a des limites au masochisme.

Le périmètre

A la base, je voulais me tenir strictement aux frontières de l’hexagone pour une tenue 100% cocorico, mais il se trouve que les choses ne sont pas aussi simples… et pour ne pas vous ennuyer à mort dès le début, j’en parlerai dans mon prochain article sur le sourcing des matières premières !

Inspirations

Et enfin, je vous laisse avec quelques inspirations de précédents participants ! Original Digby (UK), Ute (Allemagne), Zoe (UK).

On se retrouve bientôt pour parler matières premières !

6 Responses
  • I Renaut
    avril 27, 2018

    Beau défi qui donne à réfléchir et fait un peu tourner la tête pour être honnête. On va en apprendre des choses en suivant ta progression.

  • Magali
    avril 27, 2018

    C’est génial ! Très beau challenge et ce sera un plaisir de te suivre !

  • Morgane
    avril 28, 2018

    C’est un très beau challenge très intéressant!

    Je vais étudier les liens que tu donnes et suivrai ta progression avec attention!

    Je pense me pencher sur ce challenge également!

  • Sarah
    avril 28, 2018

    Chouette challenge! Mais au combien complexe. Exemple, j’ai envie de me faire un tee-shirt jersey rose/lurex…impossible d’en trouver sans viscose! Après avoir lu l’article d’Amandine, je vais essayer de bannir cette matière. Si je ne trouve pas… tant pis je choisirai un autre tissu. Hâte de lire la suite!

  • bou
    avril 29, 2018

    sympa comme projet ! Quand créativité et militantisme vont ensemble, ça me parle !
    Personnellement, je privilégie les tissus de seconde main (armoires de grand-mères, Emmaüs, nos vieux draps ou t-shirts).
    C’est très contraigant mais ça booste l’imagination.

  • Araïs
    avril 30, 2018

    Belle idée, irréaliste pour moi pour le moment (mon objectif perso c’est de réussir à trouver le temps de coudre et de le faire en utilisant les ressources déjà en ma possession), mais je vais suivre de près je trouve le concept très interessant.
    Le point qui m’effraie/m’impressionne le plus c’est la fabrication des chaussures !
    J’ai hâte de te lire et de voir la suite 🙂

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